LEAVE MY BRAIN ALONE

No More Cows (Demos) Cover Art

Anguish Sandwich - No More Cows

D’anciens mannequins qui se sont reconverti dans une musique à la fois complexe et délicate. On imagine qu’ils ont enregistré ces cinq chansons dans une immense cathédrale à 7 heures du matin. Il paraît même que Brian Eno en personne supervisait le processus créatif. A écouter lorsque vous sentez le besoin irrépressible de réponses à certains problèmes métaphysiques.

Bandcamp (FREEE)

Real Estate, the Morning Benders, Owen Pallett, and Das Racist’s Heems contribute to Stereogum’s latest tribute album.

pitchfork:

Real Estate, the Morning Benders, Owen Pallett, and Das Racist’s Heems contribute to Stereogum’s latest tribute album.

Is This It, premier album des Strokes, est sorti il y a 10 ans, et le site musical Stereogum propose en téléchargement un nouvel album de reprises par des groupes plus ou moins connus de la scène indé, après avoir fait chose similaire pour OK Computer de Radiohead et Post de Björk. Tout n’est pas excellent, mais les reprises de Real Estate ou d’Owen Pallett entre autres valent  vraiment le coup. Et de façon générale, on se souvient très rapidement à quel point les compos initiales étaient belles et géniales de nonchalance. On se retrouve donc au final à réécouter ce chef d’oeuvre (n’ayons pas peur des mots (mais ce fût hélas sûrement le seul)) du retour autrefois excitant du ROOCKvintAAge des années 2000 qu’est Is This It.

HIGHER GROUND

Higher Ground Cover Art

Dans le rétroviseur j’observe Valérie qui réajuste ses lunettes de soleil, le fantôme de Jay Dee s’est tapé une insolation et pique une sieste sur la banquette arrière, c’est le retour de la plage, le son de Rimar dans l’auto-radio; chillwave digitale et sampling 2.0 a la Starslinger. Driv me crzy baby, on est qu’à la moitié de l’été, il reste encore assez de temps à ne rien faire du tout.

Bandcamp (DWNLD4FREE)

Tumblr

Operation

Le bus était bondé, et il y avait cette odeur de sueur, causée par la confrontation des premières chaleurs printannières et des habitudes vestimentaires hivernales. La conduite du chauffeur, la promiscuité poisseuse des corps, Yuck à fond dans mon casque; ce trajet allait relever du concert estival. C’était sans compter cette fille, celle qui allait être la groupie de mon concert, sinon ma groupie à moi. Elle avait les cheveux d’une couleur genre blond vénitien, enfin roux et des mèches blondes, un gribouillage de couleurs flamboyantes, bref elle était rousse. Coupés en carré façon maternelle, sa nuque était donc entièrement dégagée et la chaîne de son collier tombait en suivant le long de sa colonne vertébrale. Elle avait un tatouage au creux du poignet et de fausses persol, en plastique noir et mat. Ses écouteurs d’ipod descendaient de ses cheveux, j’oscillais alors entre la contemplation de sa nuque et l’espionnage de son blackberry. “In the flowers” d’AC, ah ouais carrément super cool pensais-je, avant qu’elle ne décide de changer pour du Arcade Fire. Ah mince. Je m’imaginais alors conseiller à Indie Girl, que si elle aimait l’indiepoprock de mes deux, peut-être qu’elle devrait écouter Yuck. Parce que ce n’est rien de plus que du pop rock, mais que je ne sais pas pourquoi, c’est vachement bien, c’est beau et ça pue, c’est un roulage de pelle à l’arrière goût de bière. Bon, voilà qu’elle regarde ses textos; “je pense à toi chaque moment de la journée.” Ah mince.

N’allez pas croire que l’album n’est que déception, il porte aussi l’espoir. Celui-ci finit sur Rubber, une chanson terriblement lascive, qui vous fait planer malgré votre coeur de pierre pour boulet. Si il y a déception, c’est peut-être de les avoir raté à Hyères l’été dernier, et si il y a espoir c’est sûrement d’aller les voir à Barcelone dans moins de deux mois.

Rubber

Le language du corps est une force séductrice sans précédent. On oublie l’hiver, la pluie, la fatigue pour céder aux douces promesses du printemps. C’est ce petit truc doux qui vous chatouille l’esprit à l’écoute de Social Studies, premier EP de Body Language.
 On s’engage alors dans une croisière enthousiaste à travers des océans de vitalité et de création. Le voyage est langoureux, sans complexe, d’une puissante intimité. On tombe amoureux de ce bateau décrochant de la réalité, traversant jardins extraordinaires et plages ensoleillés.
 Propulsé dans ces myriades de couleur, on se retrouve bientôt dans un printemps éternel où bourgeons et filles ne cesseraient d’éclore. C’est une décadence aquatique, on sombre dans des abysses de douceur et de chaleur. Un cocon se forme autour de l’esprit, régénéré par un savant mélange de pop sucré et d’une pointe acidulé d’électronique. 
 Les papilles s’en voient à peine ravi que l’on bascule dans des torrents de vitalité et que soudain, le voyage s’arrête. Le gris et la réalité reviennent peser sur votre âme. Mais au fond de votre coeur, cette petite chose niaise qu’est le printemps s’est ancré profondément. 
 Mais rappelons nous d’une chose, ce voyage est une fabuleuse cure de jeunesse, un secret bien gardé. Vous serez bien sage de ne pas le garder ainsi caché.Body language est un érotisme lumineux, un plongeon rafraichissant. Et il se doit d’être partagé.
 Profitez-en, Social studies est gratuit sur leur Bandcamp.

Le language du corps est une force séductrice sans précédent. On oublie l’hiver, la pluie, la fatigue pour céder aux douces promesses du printemps. C’est ce petit truc doux qui vous chatouille l’esprit à l’écoute de Social Studies, premier EP de Body Language.

 
On s’engage alors dans une croisière enthousiaste à travers des océans de vitalité et de création. Le voyage est langoureux, sans complexe, d’une puissante intimité. On tombe amoureux de ce bateau décrochant de la réalité, traversant jardins extraordinaires et plages ensoleillés.

 
Propulsé dans ces myriades de couleur, on se retrouve bientôt dans un printemps éternel où bourgeons et filles ne cesseraient d’éclore. C’est une décadence aquatique, on sombre dans des abysses de douceur et de chaleur. Un cocon se forme autour de l’esprit, régénéré par un savant mélange de pop sucré et d’une pointe acidulé d’électronique. 

 
Les papilles s’en voient à peine ravi que l’on bascule dans des torrents de vitalité et que soudain, le voyage s’arrête. Le gris et la réalité reviennent peser sur votre âme. Mais au fond de votre coeur, cette petite chose niaise qu’est le printemps s’est ancré profondément. 

 
Mais rappelons nous d’une chose, ce voyage est une fabuleuse cure de jeunesse, un secret bien gardé. Vous serez bien sage de ne pas le garder ainsi caché.
Body language est un érotisme lumineux, un plongeon rafraichissant. Et il se doit d’être partagé.

 
Profitez-en, Social studies est gratuit sur leur Bandcamp.

LAKE R▲DIO - Planet earth about to be recycled

Watcher

Comme nous le raconte Caden Moore, mieux connu sous le nom de LAKE R▲DIO , son enfance fût bousculée par de nombreux et étranges cauchemars, dont il s’inspire à présent.

Et dès la première piste de Planet earth about to being recycled, l’on ne manque pas de le croire.                                                                                                               L’ambiance est pesante, presque austère, sans pour autant plonger dans la noirceur totale.

Le genre de rêve que tu fais, dans ta jeunesse, après être resté un peu trop tard devant la télé, et être tombé par inadvertance sur un midnight movie.                                     Le down-tempo s’accorde à ta respiration qui ralentit, quand tu vas te coucher, hagard, sans avoir bien compris ce qu’il t’était arrivé.

Et alors que la mélodie finit de planter le décor du rêve, les voix surviennent, venues de nulle part, éclectiques, comme autant de personnages différents, tantôt sympathiques, froids, indescriptiblement dérangeants hors de leur contexte propre.

Durant ce rêve de 45 minutes, tu passeras par toutes les phases du sommeil, t’enfonçant piste après piste dans cet univers étrange et magnétique, les nappes de son créant plages infinies, forêts sombres, ciel gris. Les décors défilent, eux aussi, sans réelle suite logique, mais, toujours de manière cohérente dans ce monde onirique, où la recherche du bien être prime sur la raison.

Plus on avance dans l’album, plus il nous semble attachant. On voit les éclaircies au travers des nuages, et on s’approprie l’univers qui nous paraissait incompréhensible.

Une fois l’album terminé, on a qu’une seule envie, prolonger le voyage, entrer dans le rêve.

Pour moi, Planet earth about to be recycled est de ces songes récurrents, qui lorsque l’on se réveille le matin, nous rendent heureux. Ceux qu’on a très peu de chance de refaire avant un bout de temps, et auquel on repensera toute la journée.

Alors, si tu cherches un peu de repos, un monde à toi, rends toi sur le bandcamp de LAKE R▲DIO, et télécharges son album; Comme le rêve, il est encore gratuit aujourd’hui. 

Tags: LAKE R▲DIO

PEPEPIANO

PEPEPIANO est un alchimiste électronique, un sorcier spé chill, enchaînant les sons éphémères, comme autant de sortilèges euphorisants et de rituels transcendants. Il invoque à ses côtés une cohorte de spectres pop et psychés et ses compositions dépassent largement le concept de chillwave. J’entend du Animal Collective dans “Bruce Springsteen” et “Breathe Magic” me rappelle MGMT remixé par Justice. Sans t’en rendre compte, tu vas lentement t’enfoncer dans une jungle primordiale, rentrer en transe, te faire propulser dans la stratosphère et pénétrer de nombreux mystères.

PEPEPIANO a rassemblé plusieurs de ses morceaux pour en faire une oeuvre cohérente qu’il offre en libre téléchargement sur son bandcamp.

Bruce Springsteen

Koyaanisqatsi

Regardez la vérité en face

Apprenez d’où vous venez en comprenez où nous allons

sortez du cercle 

Ma confiance dans le peuple gouvernant est infinitésimale;

Ma confiance dans le peuple gouverné est infinie.

Dickens


Arnaud vs Adrien vs the world

Arnaud vs Adrien vs the world